Partir des réalités des participantes
Les participantes de type AÏSHA sont principalement des femmes de 18 à 35 ans exerçant déjà une activité génératrice de revenus, notamment dans les six communes d'intervention du projet. Elles présentent des profils divers, avec des niveaux variables d'instruction et de maîtrise des outils numériques.
Cette diversité impose une approche simple : ne pas construire la formation uniquement autour de ce que l'on souhaite enseigner, mais aussi autour de ce que les participantes doivent réellement pouvoir utiliser dans leur quotidien. C'est cette préoccupation qui a guidé les travaux de l'atelier.

Des contenus pensés pour être utiles au quotidien
Les échanges ont permis de passer en revue les contenus destinés aux participantes et d'identifier les ajustements nécessaires pour les rendre plus accessibles, pratiques et proches de leurs activités.
L'objectif est que les formations trouvent une application concrète : mieux comprendre et développer son activité, utiliser davantage le smartphone comme outil professionnel, mieux promouvoir ses produits et services et améliorer ses pratiques de gestion. Les travaux ont porté sur les contenus relatifs à l'entrepreneuriat, au smartphone, au marketing digital ainsi qu'à la gestion financière et comptable.
Au-delà des contenus, une attention particulière a été accordée aux méthodes pédagogiques : démonstration, pratique, exemples tirés du quotidien, recours aux langues les mieux comprises lorsque cela est nécessaire et prise en compte des différences de niveau entre les participantes.
À travers le parcours AÏSHA, la Fondation entend rapprocher le numérique des réalités économiques quotidiennes des femmes et en faire un outil accessible au service de leur autonomie.
Mobiliser autrement pour atteindre celles qui en ont besoin
Disposer d'une formation adaptée ne suffit pas. Encore faut-il réussir à atteindre les femmes auxquelles elle est destinée. L'atelier a donc également permis d'examiner la stratégie de mobilisation des participantes AÏSHA, avec une attention portée aux réalités locales et aux relais susceptibles de faciliter la sensibilisation, la mobilisation et le recrutement.
Cette démarche s'inscrit dans la stratégie de mobilisation de l'Intervention 2, qui prévoit une mobilisation générale et de proximité ainsi qu'un recrutement ciblé. L'enjeu est double : atteindre les bonnes participantes et créer les conditions leur permettant d'aller au terme de leur parcours.
Une formation qui ne laisse personne de côté
La qualité d'un programme se mesure aussi à sa capacité à prendre en compte les personnes qui rencontrent davantage d'obstacles pour y participer. Les travaux ont donc intégré les enjeux liés à l'inclusion, au genre, à la protection des participantes et à la prise en compte des personnes en situation de handicap.
L'ambition est de créer un environnement d'apprentissage dans lequel chaque participante peut apprendre, pratiquer, progresser et être accompagnée dans le respect de sa dignité.
Faire de chaque apprentissage une possibilité de progrès
La validation de la stratégie de mobilisation et des contenus est une étape importante, mais elle n'est pas une fin en soi. Elle prépare surtout le passage à la mise en œuvre : aller à la rencontre des participantes et leur permettre de transformer progressivement les compétences acquises en outils concrets utiles à leurs activités.
À travers le parcours AÏSHA, la FONDATION PIGIER-BÉNIN entend rapprocher le numérique des réalités économiques quotidiennes des femmes et en faire un outil accessible au service de leur autonomie et du développement de leurs activités.

